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RÉOUVERTURE DE LA BIBLIOTHÈQUE

La Bibliothèque pour Tous reprend ses horaires normaux à partir du mercredi 2 décembre jusqu’au vendredi 18 décembre inclu.
Elle sera exceptionnellement fermée pendant les vacances scolaires de Noël du fait que les jeudis 24 et 31 décembre sont des soirées de Réveillon.

Nous espérons reprendre un rythme normal d’activités à partir du lundi 4 janvier 2021.

Sélection du Prix des Lecteurs 2021

Le premier café littéraire virtuel organisé par les bibliothèques Anne Fontaine et Arthur Rimbaud a eu lieu ce matin, samedi 28 novembre 2020, avec de nombreux participants en ligne ainsi que les bibliothécaires bénévoles de la Bibliothèque pour Tous.
Vous trouverez dans la brochure ci-dessous (en cliquant sur la flèche « Lire la publication » en plein écran) la liste  les 10 livres sélectionnés pour le prix 2021, avec un résumé de chacun d’eux . Ces livres seront disponibles dans notre bibliothèque dès la semaine prochaine.

Click & Collect à la bibliothèque

Un service de « Click & collect » est organisé à la Bibliothèque depuis le lundi 16 novembre. Il fonctionne de la façon suivante :

Pour choisir vos livres, rendez-vous sur notre site internet (bibliopourtous-antony.org), rubrique Nouveautés. Vous y trouverez, mois par mois, la liste de tous les achats de livres effectués depuis 2013. Si vous hésitez, vous consultez la rubrique Coups de cœur.
Pour réserver vos livres, vous pouvez soit nous téléphoner au 01 49 84 40 18 uniquement le lundi de 16h à 18h et le vendredi de 16h à 18h ; soit nous envoyer un mail à bibliopourtous.antony @ gmail.com . Dans ce cas, faites-nous une liste de 6 ouvrages maximum, par ordre d’intérêt pour vous. Nous vous préparerons les livres (maximum 3) qui seront disponibles au moment où nous traiterons votre demande de réservation.
Nous vous répondrons alors par mail en vous indiquant quels sont les livres que nous mettons de côté pour vous.
Pour récupérer vos livres, présentez-vous uniquement lors des 2 permanences-collectes : le mercredi de 16h à 18h et le samedi de 11h à 12h 30.
Il ne s’agit pas de permanences ordinaires. Vous ne pourrez pas entrer dans la bibliothèque (la porte sera ouverte mais une table en empêchera l’accès), vous devrez porter un masque et vous tenir à une certaine distance de la personne qui vous donnera les livres réservés. Pour le paiement des prêts (1€ par livre adulte emprunté), nous vous remercions de venir avec la somme exacte.
Pour rendre vos livres, présentez-vous aux mêmes jours et heures que pour les emprunts  : le mercredi de 16h à 18h et le samedi de 10h 30 à 12 h.

Précision concernant les enfants
– Les livres et revues pour enfants et ados ne figurent pas sur notre site, vous ne pourrez donc pas (sauf si vous cherchez un(des) livre(s) précis) faire une réservation, que ce soit par mail ou par téléphone.
– Mais vous pouvez vous présenter, avec ou sans vos enfants, à l’une des 2 permanences-collecte (mercredi et samedi). Nous vous proposerons un « panier enfant » composé en fonction de l’âge et des goûts de votre enfant.

 

Là où chantent les écrevisses

Les marais proches de la ville de Barkley Cove en Caroline du Nord abritent une population marginale et très pauvre venue y chercher refuge. Dans les années 50, c’est là que vit la famille de la jeune Kya, dans des conditions misérables.  Le père, alcoolique et violent tire quelques maigres revenus de la pêche.  La mère s’enfuit, suivie rapidement par les frères et sœurs. Kya, âgée de six ans, reste  seule avec son père. Puis le père disparaît à son tour, et Kia se retrouve livrée à elle-même. Elle devient la Fille du Marais, échappe aux autorités, vend sa pêche au village voisin, vit dans  le plus grand dénuement et la plus profonde solitude. Elle apprend à lire auprès du jeune Tate, découvre tour à tour la violence, les préjugés, l’amitié, la littérature, la poésie, l’amour, la science, la trahison, le meurtre et le procès …

Là où chantent les écrevisses est le premier roman de Delia Owens, une zoologue américaine. Elle écrivait jusque-là pour des revues scientifiques telles que Nature et African Journal of Ecology. Elle nous convie à une véritable immersion au sein de la faune et de la flore de ce grand marais américain, au fil de dépaysantes évocations d’un environnement à la beauté singulière. Cette osmose entre la jeune fille et la nature, entre le roman et l’essai de biologie font la grande force et la beauté de ce texte.

Marseille 73

Dans Marseille 73, passionnant polar, Dominique Manotti revient sur les agressions et les meurtres de Maghrébins qui ont eu lieu dans le sud de la France au début des années 1970. En 1972, les circulaires Marcellin-Fontanet imposent aux immigrés d’avoir un contrat de travail et un logement décent pour pouvoir rester légalement sur le territoire français. Cette volonté de réguler l’immigration s’explique par la fin des « trente glorieuses » et la hausse du chômage. C’est aussi le moment de la naissance du Front national. L’un des groupuscules à l’origine de ce parti, les néofascistes d’Ordre nouveau, lance à ce moment-là une campagne contre « l’immigration sauvage », avant d’être dissous à l’été 1973.

Dans ce contexte, on ne peut que déplorer le déclanchement d’une série d’attaques xénophobes.  En six mois plus de cinquante Maghrébins sont tués, dont une vingtaine à Marseille.
Un jeune d’origine algérienne a été tué en pleine rue, quelques heures après l’enterrement d’un traminot égorgé par un déséquilibré arabe. La justice et la police veulent étouffer l’affaire.
Théodore Daquin (le personnage fétiche de l’auteure) et ses hommes devront enquêter dans le milieu marseillais pour contourner l’influence des anciens combattants et sympathisants de l’Organisation de l’armée secrète (OAS), parmi les forces de l’ordre.

Travail d’enquête, véritable travail d’historienne, l’auteure nous entraîne avec efficacité à travers ces mois terribles qui ensanglantèrent Marseille, la reconstitution historique est impressionnante, le polar efficace et sans pitié.

L’audacieux Monsieur Swift

Avec un sens aigu de l’humour noir, John Boyne nous embarque dans l’histoire incroyable de Maurice, beau jeune homme de 24 ans serveur à l’hôtel Savoy. Nous sommes à Berlin-Ouest à la veille de la chute du Mur. Maurice poursuit deux objectifs : avoir un enfant et, plus difficile, devenir écrivain. Il écrit bien mais il manque totalement d’imagination.

La solution lui vient le jour où il rencontre Ackerman, un vieil homme qui cache soigneusement son passé. Maurice saura le manipuler jusqu’à ce que Ackerman éprouve le besoin de soulager sa conscience. Désormais, Maurice tient sa méthode : arracher à chacun l’histoire de sa vie, l’écrire et la publier – bien entendu sans l’accord de ses victimes. Dash Hardy, un romancier américain homosexuel, puis Edith, jeune professeure et auteure prometteur, succéderont à Ackerman. Mais jusqu’où ira Maurice pour assouvir son ambition ?

Un thriller littéraire éblouissant, satire du monde de l’édition et dénonciation des dommages collatéraux causés par la célébrité.

FERMETURE TEMPORAIRE

En raison des mesures de confinement prises par le gouvernement, la Bibliothèque est fermée à partir du vendredi 30 octobre, et ce jusqu’à nouvel ordre. Bien entendu, nous vous tiendrons informés lorsque la réouverture sera envisagée.
Nous remercions tous les Antoniens qui sont venus, le jeudi 29 octobre, faire provision de lectures . Notre petite bibliothèque n’avait jamais connu une telle affluence.

LA SOCIETE DES BELLES PERSONNES

Histoire d’un déracinement, d’un exil forcé.

En 1952, Zohar Zohar doit fuir l’Egypte où les juifs ne sont plus en sécurité. (Nous avons déjà rencontré ce personnage dans “ Ce pays qui nous ressemble” roman paru en 2015 ). Il a maintenant 27 ans, et arrive en Italie complètement démuni, hanté par le passé et une  obsession de vengeance.

Comment vivre quand on a tout perdu?

En nous racontant son périple, Tobie Nathan nous offre une fresque historique, qui nous fait traverser l’histoire de l’Egypte à la sortie de la seconde guerre mondiale.  Il traduit également les tensions politiques de cette période agitée, où règne une atmosphère particulière marquée par des légendes, des mythes, des rituels, l’importance accordée aux esprits… L’Egypte est imprévisible.

L’auteur, lui-même exilé égyptien, montre ici un vrai talent de conteur

ARENE

Le premier roman de Négar Djavadi, « Désorientales », paru en 2016, avait connu un beau succès. Cette fresque racontait, sur trois générations, l’histoire d’une famille iranienne, son exil et son installation en France. Aujourd’hui, avec « Arène », elle nous offre un thriller urbain organisé comme une série Netflix et se déroulant dans les quartiers de l’est parisien.

Benjamin Grossman, le personnage principal, aujourd’hui directeur de fictions d’une plateforme américaine BeCurrent, se fait voler son téléphone portable. Ce fait divers banal va se transformer par un effet papillon en une tornade qui va tout embraser.

Entrent en scène autour de Benjamin hanté par son éventuelle culpabilité : le cadavre d’un adolescent, une femme flic d’origine maghrébine, une jeune fille qui filme la policière, l’image trafiquée qui est balancée à toute vitesse sur les réseaux sociaux, une candidate à la Mairie de Paris …

Dans ce roman choral, l’auteur porte un regard lucide sur notre monde moderne, sur la puissance des images et sur la fragilité de notre société. Une critique sociale bien réelle que nous suivons comme autant d’épisodes d’une série télévisée. Une peinture réaliste très réussie et au plus près de l’actualité.

 

RACHEL ET LES SIENS

Metin Arditi, avec son talent de conteur, nous entraîne au cœur des conflits du Moyen Orient. Rachel a douze ans et vit à Jaffa avec ses parents, des juifs palestiniens. Ils partagent leur maison avec des palestiniens chrétiens et leurs enfants grandissent comme frère et sœur jusqu’à l’arrivée d’une famille Ashkénaze qui va bouleverser cet équilibre. Cette arrivée en masse des juifs d’Europe de l’Est,  va tout remettre en question et les entrainer dans des conflits religieux et des guerres.

Rachel résistera aux épreuves qu’elle devra traverser grâce à son talent pour le théâtre qui lui permet d’exprimer ses convictions et ses espoirs de cohabitation entre arabes et juifs. Malgré une vie agitée d’amours et de deuils,  elle affrontera les années d’exil de Jaffa à Istanbul puis à Paris, toujours au service du théâtre et créera une œuvre bouleversante qui sera jouée sur de nombreuses scènes et même en Israël où elle est revenue à la fin de sa vie.

Une figure charismatique, une femme indomptable, une « femme forteresse ».