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HÔTEL WALDHEIM

A Davos, lors d’un de ses séjours avec sa tante à l’hôtel Waldheim où il passe de paisibles vacances, se déroule un huis clos qui n’est pas sans rappeler « La Montagne magique » de Thomas Mann. De sympathiques joueurs d’échec se croisent. Le jeune Jeff Valdera n’a-t-il été qu’un pion sur l’échiquier Est-Ouest au temps de la guerre froide ? C’est ce que tente de lui faire croire, à l’âge adulte, une femme à la recherche de son père qui avait fui la RDA et disparu
Un roman historique à suspense, mais aussi un travail sur la « reconstruction » des souvenirs pour ce jeune homme de 16 ans qui n’avait rien vu venir.

CBPT AGRÉÉE PAR L’ÉDUCATION NATIONALE

Grâce à la mobilisation de la Bibliothèque pour Tous d’Antony et avec le soutien des enseignants de l’École La Fontaine et des parents d’élèves, l’Union nationale Culture et Bibliothèque pour Tous, association reconnue d’utilité publique, est maintenant agréée par l’Éducation nationale.
Cet agrément va permettre à chacune des bibliothèques du réseau d’intervenir en toute sérénité en primaire, au collège et au lycée pour des animations de courte ou de longue durée.

Nous allons donc poursuivre le travail avec l’école maternelle et primaire La Fontaine qui, cette année, a inscrit le prix LIVRENTÊTE au cœur de son projet d’établissement.

LÀ OÙ LES CHIENS ABOIENT PAR LA QUEUE

Comme beaucoup de familles antillaises, la famille Ezechiel a quitté la Guadeloupe pour la métropole dans les années soixante, croyant laisser la misère derrière elle. Hélas ! Antoine, la tante, Lucinde, sa sœur et Petit-Frère, le père de la narratrice, évoquent pour celle-ci leur enfance, leurs difficultés voire leurs traumatismes, et leurs espoirs plus ou moins déçus.

Ce récit fictionnel donne les codes de la société antillaise et témoigne de sa complexité dans un contexte marqué par le colonialisme et les émeutes de 1967. Sans prétention – au bon sens du terme —, plein de sensibilité, il est écrit dans une langue poétique et imagée, truffée d’expressions créoles parfaitement compréhensibles. À découvrir sans tarder.

LA PAPETERIE TSUBAKI

À la mort de sa grand-mère, Hatoko, vingt-cinq ans, hérite de la papeterie de celle qui l’a élevée comme sa fille. Elle reprend non seulement le commerce mais également le rôle d’écrivain public auquel sa grand-mère l’a initiée en la formant depuis toute petite à la calligraphie.
À partir de cet art exigeant, Hatoko va développer des qualités d’écoute et d’empathie avec ses clients, auxquels elle apporte consolation et douceur de vivre. Sa papeterie devient vite un lieu d’échanges et de partage, et sa vie personnelle en sera d’ transformée.

D’une écriture pleine de finesse, Ito Ogawa nous offre une lecture apaisante qui fait ressortir la profonde humanité qui sommeille en chacun de nous.

NOTRE PROCHAIN CAFÉ LITTÉRAIRE

La production littéraire de la rentrée est, comme tous les ans, particulièrement abondante. Mais elle est cette année de grande qualité, et  plusieurs premiers romans, eux aussi de qualité, sont déjà en lice pour les prix de cet automne.

Aussi notre  café littéraire de la rentrée 2018 sera-t-il consacré aux nouveautés de cette rentrée littéraire. Il aura lieu le LUNDI 15 octobre à 14H. Les  Antoniens mais aussi tous les amateurs de lecture, d’où qu’ils viennent, sont les bienvenus.

SEPTEMBRE 2018

 ROMANS   

 

BOSC Adrien    –   Capitaine

 BULLE  Estelle    –   Là où les chiens aboient par la queue

 CERCAS Javier   –   Le monarque des ombres

 DIEUDONNE Adeline   –   La vraie vie

 DUPONT-MONOD Clara   –   La révolte

 FERRARI Jérôme    –   A son image

 FOTTORINO Eric     –   Dix sept ans

 MABANCKOU Alain   –  Les cigognes sont immortelles       

 MONTORIAL Thierry  –   Le roi chocolat

 OGAWA Ito    –  La papeterie Tsubaki

 STEFANSSON J. K   –  Asta 

 VALLEJO François   –   Hôtel Waldheim

 

POLICIERS ou THRILLERS 

 

ARDITI Metin  –    Carnaval noir

 CHANEY Joann   –    Sept ans de silence

 VIVECA Sten     –    Retour sur l’île

 

 

 

 

 

 

JUIN 2018

 ROMANS   

 

 BJÖRNSDOTTIR Sigridur –     L’île

 CARRE Isabelle       –  Les rêveurs

 CROSSMAN Sylvie  –   Le fils de l’Inde

 COULON Cécile –    Trois saisons d’orage

 DALEMBERT Louis  –     Avant que les ombres s’effacent

 DAY Elizabeth   –      L’invitation

 ERDRICH Louise   –       La rose

 HUTH Angela     –      Valse-hésitation

 LEVISON Iain    –       Pour services rendus

 N’SONDE Wilfried    –     Un océan, deux mers, trois continents

RISTIC Sonia     –       Des fleurs dans le vent

 

RECITS ou ESSAIS 

 TESSON Sylvain    –         Un été avec Homère

 

POLICIERS ou THRILLERS 

 

BUSSI Michel     –       Sang famille

 CHABANEL Sophie  –    La griffe du chat

 ELLORY R.J.     –     Les fantômes de Manhattan

 KERR Philip     –     Bleu de Prusse

 McCAFFERTY Keith   –     Meutres sur la Madison

 SCHMIDT Sarah    –       Les soeurs de Fall River

 

 

 

LA PENINSULE AUX 24 SAISONS

Est-ce le besoin de s’éloigner de la vie trépidante de la ville de Tokyo, d’oublier le chagrin ressenti après le suicide de Nanako, son amie très chère … la motivation de la narratrice reste floue. Elle choisit, pour se ressourcer, de passer une année dans un lieu qu’elle fréquentait petite et où elle a fait construire une maison aux bords des falaises de la presqu’île de Shima, près de Nagoya.

Mayumi Inaba nous raconte une vie en communion avec la nature. Ici sur le calendrier chaque mois est divisé en deux avec une couleur différente, indiquant les particularités des vingt-quatre saisons de l’année et ce qu’il convient de faire. Nous suivons la narratrice au cours de ses promenades sereines dans une nature où elle découvre avec bonheur le bruit poétique de la chute des feuilles et le spectacle des lucioles illuminant le marais. Le vent et les fleurs sont personnifiés, la forêt où abondent azalées et rhododendrons sourit et c’est avec émerveillement parfois que nous suivons cette vie en symbiose avec la nature.

A la fin de son année aux vingt-quatre saisons, la narratrice retourne à Tokyo avec son chat mais elle sait qu’elle reviendra près des falaises de Shima pour ne plus repartir.

Inaba Mayumi (1950 – 2014) a reçu le grand prix Tanizaki pour ce roman.

RÉSULTATS DU PRIX 2018 DES LECTEURS D’ANTONY

Les Antoniens amateurs de lecture ont voté tout au long du mois de mai dans les bibliothèques de leur choix (Anne Fontaine, Arthur Rimbaud ou Culture et Bibliothèque pour Tous) ou par internet. Les résultats ont été dévoilés samedi 26 mai à la médiathèque Anne Fontaine.

CATÉGORIE ROMANS
1er ex-aequo :
La nuit des Béguines d’Aline Kiner
Gabrielë, de Anne et Claire Berest.
CATÉGORIE ROMANS POLICIERS
La Daronne, de Hannelore Cayre

Remarquons que, cette année, seuls des auteurs français sont arrivés en tête du palmarès.
Par ailleurs, dix Antoniens ont gagné des bons-cadeaux à utiliser à la librairie La Passerelle, partenaire du Prix.

My absolute darling

 

Les critiques littéraires aux Etats-Unis ne tarissent pas d’éloges pour ce premier livre de Gabriel TALLENT.

Absolute, darling …. deux mots qui résument cette histoire hors norme. L’héroïne du roman, âgée de 14 ans, s’appelle Julia mais tout le monde la surnomme Turtle. Sa  mère a disparu et elle vit seule avec son père dans une maison à l’abandon perchée sur une falaise au nord de la Californie, éloignée de la plage par une jungle de sumacs et des marécages. Elle va au collège, son seul lien social, mais la plupart du temps elle passe ses journées à démonter, nettoyer et remonter son fusil et son pistolet et à courir dans la forêt où elle se ressource. Une vie de liberté dans la nature pourrait-on croire mais Turtle est une jeune fille dominée par son père, un homme intelligent et abusif persuadé que le monde court à sa perte. Adepte du mouvement survivaliste, persuadé qu’une catastrophe écologique est proche, il élève sa fille à la dure. Turtle se mure dans sa carapace jusqu’au jour où elle rencontre deux garçons de son âge perdus dans la forêt. Entraînée à survivre dans des éléments hostiles elle leur vient en aide et cette rencontre va lui donner envie d’échapper à l’emprise de son père. C’est le début d’un combat qu’elle remportera mais dont elle ne sortira pas indemne.

Aux descriptions précises et vivantes de la nature omniprésente succèdent les états d’âme de Turtle écartelée entre son amour pour Martin, ce père qui l’étouffe et la violente et la conscience qu’elle doit s’en émanciper pour survivre. Le récit prend peu à peu les allures d’un thriller qui ne laisse pas  de répit au lecteur. L’écriture est puissante, précise et nous plonge dans des scènes à couper le souffle mais sans voyeurisme ni complaisance.

My absolute darling, superbement traduit par Laura Derajinski,  est un roman prodigieux, un roman coup de poing. On y retrouve la fascination des américains pour les armes à feu,  la conscience du problème écologique, la domination des femmes … un livre qui ne laisse personne indifférent.