LA FEMME AUX CHEVEUX ROUX

À l’approche de la cinquantaine, Cem  se remémore son adolescence perturbée par la disparition de son père alors qu’il n’était encore qu’un enfant. Obligé d’aider financièrement sa mère, il travaille un été pour financer son entrée à l’université. Ce travail consiste à être aide puisatier auprès de maître Mahmut, puisatier renommé. Une relation quasi filiale se développe entre Cem et son maitre dont il partage la vie jour et nuit dans la campagne proche d’Istanbul. Le jour, ils creusent ; la nuit, ils parlent et, avant de s’endormir, se racontent des histoires dont les plus marquantes sont des relations père fils. Ces histoires marquent tellement le jeune Cem que, devenu adulte, il va rechercher leurs sources dans de multiples livres.

Leurs soirées, ils les passent dans un petit village proche du chantier. C’est là que Cem va rencontrer une femme à la chevelure rousse, bien plus âgée que lui. Elle va être son initiatrice d’une nuit avant de disparaitre. Mais cet été se termine par une autre tragédie….

Roman riche à plusieurs niveaux de lecture,  superbement liés : relecture des mythes occidentaux et orientaux à la recherche du lien père-fils, roman d’apprentissage, tableau de la Turquie entre tradition et modernité, entre orient et occident.

C’est un grand roman, pas très long mais dense. On le facilement et il ne vous quitte pas une la lecture finie.