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Le Flambeur de la Caspienne

 

 

Quittant l’Afrique de ses précédentes enquêtes, Aurel Timescu, le Consul imaginé par Jean-Christophe RUFIN, nous entraîne cette fois à la découverte de l’Azerbaïdjan et de la ville de Bakou. Aurel n’imaginait pas qu’il tomberait amoureux de la ville où il avait été affecté. Il ne pouvait non plus imaginer que l’Ambassadeur le prendrait en grippe et demanderait son renvoi. Est-ce dû à sa réputation d’empêcheur de tourner en rond ou craint-on qu’il découvre pourquoi l’Ambassadrice est morte ? Peut-on croire à un banal suicide ?

Se fiant à ses intuitions et aidé de la Consule Amélie qui partage ses soupçons, Aurèle va mener avec succès l’enquête qui rétablira la vérité. Nous découvrons ainsi, une communauté diplomatique aussi étonnante que le personnage principal. Aurèle nous entraînera même jusqu’au Brésil au fil d’une quête bien documentée qui montre les dangers que représente pour un représentant consulaire l’emprise de certains hommes d’affaires dont il pourrait menacer les intérêts, ici ceux de l’argent facile du pétrole qui coule à flots.

A la suite de son anti-héros, burlesque et amoureux du Tokay, l’auteur, qui avoue aimer « écrire des polars ensoleillés » nous entraîne dans une aventure savoureuse et pleine de rebondissements. Laissez-vous tenter sans plus tarder.

JUIN 2020

 

ROMANS ou RECITS


FERRANTE Elena 
  –    La vie mensongère des adultes
LE CLÉZIO  J.M.G.  – Chanson bretonne
LE BRETON David  –  Marcher la vie

 

ROMANS POLICIERS ou THRILLERS

CONNELLY Michael  –  Nuit sombre et sacrée
ELLORY R.J.   –    Le jour où Kennedy n’est pas mort
LE CARRÉ JOHN   –   Retour de service
MAY Peter    –     Rendez-vous à Gibraltar

RUFIN Jean-Christophe – Le Flambeur de la Caspienne

 

LE BAL DES OMBRES

On n’entre pas d’emblée dans le dernier livre de cet écrivain irlandais.Mais persévérez, vous serez vite charmé, emporté et même envoûté par ce roman foisonnant.

O’Connor s’inspire d’une histoire vraie.Trois personnages centraux, trois amis, Bram STOKER, journaliste, écrivain en mal d’inspiration et futur auteur de Dracula, Henry IRVING, célèbre acteur shakespearien et Ellen TERRY, une comédienne vedette que l’on a surnommée la Sarah BERNHARDT anglaise.

Ce trio nous entraîne à la fin du 19ème siècle dans l’univers du théâtre londonien. On découvre la vie artistique et intellectuelle de Londres, les coulisses du Théâtre, l’atmosphère trouble des rues londoniennes, on croise rapidement Oscar Wilde mais également l’ombre de Jack l’Eventreur.

Récit romanesque et historique, alternant habilement réalité et fiction, mélangeant les genres, évoquant les difficultés de la création.Récit ne manquant ni d’émotion ni d’humour.Un beau moment de lecture.

LES RIVAGES DE LA COLÈRE

Quand l’Île Maurice accéda à son indépendance vis-à-vis de la Grande-Bretagne en 1967, les îles Chagos  furent sacrifiées et vendues aux Anglais par le nouveau gouvernement. Les Anglais, prétendant que ces îles n’étaient pas habitées, les louèrent aux Américains qui voulaient faire de la plus grande d’entre elles, l’île de Diego Garcia, une base militaire stratégique dans l’océan indien.
En réalité, les habitants ont été expulsés brutalement de leur paradis. Ils ont été déportés vers l’île Maurice, dans des bidonvilles à la périphérie de la capitale Port-Louis, ou vers les Seychelles.

Caroline Laurent nous plonge dans ce drame historique méconnu à travers l’histoire d’un amour impossible entre Gabriel, un jeune Mauricien blanc et secrétaire de l’administrateur colonial, et Marie-Pierre Ladouceur, une Chagossienne noire et analphabète. Les déchirements, l’exil, la colère, la révolte ne sont pas seulement ceux des personnages, très attachants, de ce beau roman. Ce sont aussi ceux de toutes les générations de Chagossiens qui se battent, aujourd’hui encore, pour obtenir justice, mais qui n’ont jamais pu retourner sur leur île, même s’ils ont obtenu des éléments de reconnaissance pour le traitement violent et illégal qu’ils ont subi.

Caroline Laurent, d’origine Mauricienne, s’est emparée de leur colère. Elle a mis sa plume au service de cette histoire qu’elle connaît depuis l’enfance et le résultat est ce roman au souffle romanesque d’autant plus puissant qu’il est porté par un sentiment d’injustice sincère et par une saine colère.

LA OU CHANTENT LES ECREVISSES

 

 

« quand Kya se précipita dans la véranda, elle aperçut sa mère, Ma, vêtue d’une longue jupe brune … qui descendait le chemin sablonneux sur ses hauts talons, des chaussures à bout carré en similicuir d’alligator …. »

Kya a six ans. Elle vit dans le Comté de Barkley en Caroline du Sud dans les années 50. Sa mère ne reviendra pas et Kya devra apprendre à se débrouiller seule, grandir seule … Ses frères et sœurs fuient eux aussi leur père, alcoolique et violent, laissant leur sœur aux seules mains paternelles Puis le père disparaît à son tour et à 10 ans elle se retrouve livrée à elle-même.

Son amour et sa connaissance de la nature seront sa famille, son refuge. Elle fuira l’école où elle est moquée et c’est un jeune garçon, Tate, qui lui apprendra à lire, écrire, compter. Dès lors, elle pourra étiqueter et compléter ses collections de plumes d’oiseaux et de coquillages, lire les livres savants que Tate lui apporte et plus tard elle écrira même des ouvrages qui feront sa renommée. Mais pour l’heure elle est  « la fille des marais » une sauvageonne aux yeux des habitants de la ville de Barkley.

Tate doit partir à l’Université. La solitude est grande pour l’adolescente qui veut croire à l’amour de Chase Andrews, coqueluche des jeunes filles de Barkley Cove. Il l’abandonnera à son tour et quand le corps de Chase sera découvert sans vie sous une tour de guet les soupçons se porteront sur elle et elle devra affronter un procès … la fin du roman réserve bien des surprises.

Ce roman, qui se déroule dans une nature luxuriante, nous raconte un magnifique destin de femme avec poésie, pudeur et émotion. Il aborde aussi le racisme envers l’homme de couleur, Jumping et Mabel, ce couple qui aide Kya, racisme et violence aussi envers l’autre, celui qui vit autrement.

Délia Owens, née en 1949 aux Etats-Unis,  est diplômée en zoologie et biologie. Elle a vécu vingt ans en Afrique, « Là où chantent les écrevisses », son premier roman, a déjà conquis des millions de lecteurs … à votre tour de vous laisser tenter.

 

 

 

 

LA FEMME REVELEE

 

 

Comme elle l’avait fait dans « La part des flammes », où un drame permettait à ses héroïnes de s’émanciper, Gaëlle Nohant nous raconte ici l’histoire d’une américaine qui a tout quitté pour retrouver une liberté perdue.

Fuyant un mari devenu un marchand de sommeil prêt à tout pour s’enrichir, Eliza se réfugie à Paris avec son Rolleiflex et la photo de son fils et devient Violet. Dépouillée de toutes ressources elle doit se réinventer. Son Rolleiflex qui ne la quitte jamais lui fait découvrir la ville à travers son objectif et lui ouvre le cœur de ses modèles :

« Je photographie cette larme qui glisse sur la joue de Rosa …mes clichés sont des gifles dans la lumière crue. »

Au fil des rencontres elle trouve un job de garde d’enfants, apprivoise la ville, tisse des amitiés sincères et se laisse entraîner par une passion amoureuse qui lui révèlera bien des surprises. Mais comment vivre traquée, hantée par le souvenir de son fils ? Vingt ans plus tard, au printemps 1968, Violet revient enfin à Chicago dans une ville agitée par le mouvement des droits civiques, l’opposition à la guerre du Vietnam et l’assassinat de Martin Luther King. Forte de ses expériences, photographe reconnue, saura-t-elle reconquérir le cœur de son fils ?

D’une écriture sensible et vibrante, Gaëlle Nohant nous dévoile une héroïne en route vers la liberté et la modernité, révélation qui fait écho à celle d’une photo.

DANS LES GEÔLES DE SIBERIE

En 2015, un matin, à Irkoutsk, près du lac Baïkal, un Français, directeur de l’Alliance Française : Yoann Barbereau est arrêté sans explication par des hommes cagoulés.Incarcéré dans les geôles de Sibérie, puis mis en résidence surveillée il s’évadera.

Retenu à l’ambassade de Moscou, il réussira à nouveau à s’évader.Ce récit incroyable se lit comme un roman d’aventures, témoignage sur la vie en prison mais aussi récit rocambolesque de ses évasions.

L’auteur assure n’avoir rien inventé.Il donne à voir une face bien sombre de la police et du système pénitentiaire russe et la faiblesse de la diplomatie française. A lire sans attendre

MARS 2020

ROMANS ou RECITS

BEAULIEU Baptiste – Toutes les histoires d’amour du monde
BARBEREAU Yoann – Dans les geôles de Sibérie
LADJALI Cécile – La fille de personne
MATTERN Jean – Le bleu du lac
MASSEY Sujata – Les veuves de Malabar Hill
MOSLEY Fiona – Elmet
NOHANT Gaëlle – La femme révélée
OWENS Delia – Là où chantent les écrevisses
OSLIMRLEAN Susan – L.A. Bibliothèque
PARAJULY Prajwal – Fuir et revenir
PAULIN Frédéric – La fabrique de la terreur
SLIMANI Leïla – Le pays des autres
TRAN HUY Minh – Les inconsolés

POLICIERS ou THIRLLERS

CAYRE Hannelore – Richesse oblige
GREBE Camilla – L’archipel des larmes
JOHANNSON Ragnar – L’île au secret
KERR Philip – L’offrande grecque
MAY Peter – 3 étoiles et un meurtre
PHILIPPON Benoît – Joueuse
SEVERAC Benoît – Tuer le fils
SYLVAIN Dominique – Une femme de rêve

ROMAN GRAPHIQUE

VARGAS Fred – Le marchand d’éponges

Nuit de la lecture : succès confirmé

Succès confirmé pour cette deuxième Nuit de la lecture organisée le 18 janvier, à la Maison des Associations, par la Bibliothèque pour tous, avec la participation de la compagnie La Danse des Mots.
L’interprétation des Fables de la Fontaine par le comédien Guy Chouraki a ravi autant les adultes que les nombreux enfants présents ce soir-là. Ces derniers ont ensuite été emmenés au son de la flûte du Joueur de Flûte (Grimm), qui venait de leur être conté, dans une autre salle pour écouter des histoires adaptées à leur âge.
Pendant ce temps, le public adulte a pu découvrir des extraits de textes littéraires ou humoristiques qui se sont enchaînés sur un rythme soutenu. Nous sommes ainsi passés de La Méthode à Mimile (Alphonse Boudard) à La mort du roi Tsangor (Laurent Gaudé), de Roméo et Juliette version Boloss (Pimpant et Leclerc) à La Papeterie Tsubaki (Ito Ogawa), du Sous-préfet au champ (Alphonse Daudet) à L’attaque du Calcutta-Darjeeling (Mukherjee)
Sans oublier l’hommage rendu à la lecture en ouverture de la soirée par Anne Sylvestre (Coquelicot ), et celui rendu à l’écriture par Stephen King (Ecriture – Mémoire d’un métier) en clôture.

Cette année, notre appel au public a été entendu puisque trois lecteurs se sont proposés pour lire, eux aussi, des textes de leurs auteurs préférés : Aristide Bruant (Sur la route), Lucien Boyer (Ballade des places de Paris), Georges Forest (La négresse blonde et Le géranium ovipare) et Alphonse Daudet (La chèvre de M. Seguin).

Souhaitons que vous soyez encore plus nombreux l’année prochaine à assister et à participer à notre Nuit de la lecture.

JANVIER 2020

ROMANS ou RECITS

ABBEY Edward – Le gang de la clé à molette
ECHENOZ Jean – Vie de Gérard Ful
De CAUNES Blandine – La mère mort
De CORTANZE Gérard – Moi, Tina Modotti, heureuse..
HUMBERT Fabrice – Le monde n’existe pa
LAURENT Caroline – Rivage de la colèr
LEMAITRE Pierre – Miroir de nos peine
O’CONNOR Joseph – Le bal des ombr
REZA Yasmina – Anne-Marie La Beaut
SPRINGORA Vanessa – Le consentement

 POLICIERS ou THRILLERS

ADLER-OLSEN  Jussi – Victime 2117
INDRIDASON Arnaldur – Les roses de la nuit