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J’ai couru vers le Nil

Dernier roman de cet écrivain égyptien, il  nous transporte en 2011 à l’époque de la Révolution sur la place Tahir.

Ce roman choral est une véritable plongée dans la société égyptienne.Poids de la religion dans la vie politique et sociale, importance de la corruption, manipulation de l’opinion…A travers les actions et les destins d’une galerie de personnages nous vivons les espoirs puis assistons à la violence des répressions. Emouvant, bouleversant, ce livre terrible a été interdit en Egypte.  A lire de toute urgence.

LES FRERES LEHMAN

L’histoire, sur quatre générations, d’une fratrie de juifs allemands, arrivés aux États-Unis à la fin du 19e siècle et fondateurs de la fameuse banque Lehman Brothers. Celle-là même qui fit faillite et fut à l’origine de la crise mondiale de 2008.

Histoire familiale, histoire du capitalisme américain, peinture du judaïsme libéral américain. Ce pavé de 800 pages se lit facilement grâce à la forme d’écriture utilisée et à l’humour permanent.

OCTOBRE 2018

ROMANS    

 EL ASWANY Alaa                   J’ai couru vers le Nil

 DIOP David                                 Frère d’âme 

 GAUDE Laurent                        Salina. Les trois exils

 JONCOUR Serge                       Chien-loup

 MADJIDI Maryam                    Marx et la poupée

 MATHIEU Nicolas                    Leurs enfants après eux

 SAVIANO Roberto                   Piranhas

 SEKSIK Laurent                         Un fils obéissant

 TROUILLOT  lyonel                  Ne m’appelle pas capitaine

 RECITS, DOCUMENTAIRES ou ESSAIS

 BIRKIN Jane                                  Munkey diaries

 LANCON Philippe                     Le lambeau 

ROMANS GRAPHIQUES

 SATTOUF Riad                        L’Arabe du futur (  t.1 et t.2 )

 ZEP                                                 The end

POLICIERS ou THRILLERS 

 MANOOK Ian                            Heimaey

 PEREZ-REVERTE Arturo       Falcô

 

LE ROI CHOCOLAT

Le roi chocolat est l’inventeur du BANANIA qui a régalé des générations d’enfants. Quoique tout soit vrai dans cette histoire, ne vous attendez pas à une biographie : c’est un vrai roman.
En 1910 Victor, un journaliste, est envoyé en reportage en Argentine pour couvrir l’événement qu’est l’inauguration du « teatro colon » à Buenos aires. Son voyage de retour va être mouvementé puisqu’il va être obligé de séjourner chez les derniers aztèques survivants. C’est là qu’ il va découvrir la boisson du Dieu Quetzalcóatl.
Manipulé par des trafiquants d’armes, il va ensuite se retrouver au milieu de la révolution mexicaine dont il ne pourra s’échapper que grâce à un des premiers aéroplanes.

De retour en France il réussit à reconstituer la boisson aztèque et abandonne le journalisme. 1914 arrive. Sa petite usine de fabrication de choco/banane marche bien. Il obtient de pouvoir transporter son produit jusqu’aux lignes de front et il arrive dans les tranchées des tirailleurs sénégalais ……

Ecrit dans un style qui fait penser aux romans du XIX siècle, au-delà de l’histoire rocambolesque de cet inventeur, c’est une peinture du début du XX siècle que nous dresse avec talent l’auteur. Précipitez-vous !

LA REVOLTE

Après  Le roi disait que j’étais diable  (2014), Clara Dupond-Monod signe avec La Révolte  le retour d’Aliénor d’Aquitaine qui fut tour à tour reine de France et reine d’Angleterre.

Richard Cœur de Lion, le fils préféré  et d’autres voix multiples évoquent la vie tumultueuse de cette femme cultivée et indomptable. Aliénor  a osé répudier son premier mari, le roi de France Louis VII pour épouser Henri Plantagenêt, roi d’Angleterre. Cependant se sentant bridée et humiliée et voulant défendre ses terres d’Aquitaine elle n’hésite pas à ordonner à ses fils d’aller renverser leur père : guerre d’une reine et mère espérant vengeance par le bras de son fils aimant et fidèle, guerre de Richard Cœur de Lion, duc d’Aquitaine, roi d’Angleterre guerroyant pour la chrétienté en Orient.

Ce roman historique bien documenté nous est conté dans une très belle langue. On se laisse emporter par la poésie du texte, le bruit et la fureur des batailles. Aliénor perdra cette guerre  mais elle sortira grandie de ses années de prison et vivra plus de 80 ans. L’Empire d’Henri, lui, s’est effondré mais, à Fontevraud où elle repose, la statue de son gisant, un livre dans les mains, porte témoignage :

« Les temps retiendront les pages que j’ai fait écrire. J’ai nourri, abrité, encouragé les poètes. Je leur ai commandé des histoires qui me survivront, comme on lâche un oiseau… »

 

LE MONARQUE DES OMBRES

Comme dans tous ses livres, Cercas nous parle de l’histoire de son pays.

Qui est Manuel Mena? Mort à 19 ans, tué au cours de la bataille de l’Ebre, en 1938 à la fin de la guerre civile espagnole, ce fervent phalangiste est le grand oncle de Javier Cercas. L’écrivain a longtemps rejeté l’idée d’écrire sur lui tout en rassemblant des documents. C’est une parenté encombrante.Finalement, il a changé d’avis et se confronte au passé franquiste de sa famille.

Ce livre est une enquête sur son grand oncle, l’oncle adoré de sa mère, un héros légendaire pour la famille. Pour comprendre il va interroger les Anciens, collecter des anecdotes, consulter des documents, vérifier les dates , les lieux, interroger les photos.Il veut reconstituer son parcours, nous livre des faits bruts, refuse l’imagination, ne juge pas, il recherche la vérité.

C’est aussi une réflexion, il nous livre ses doutes, ses incertitudes. Il s’interroge sur l’engagement, sur la responsabilité, sur le Bien, le Mal. Roman plein de sensibilité et d’humanité, à lire sans hésiter.

 

HÔTEL WALDHEIM

A Davos, lors d’un de ses séjours avec sa tante à l’hôtel Waldheim où il passe de paisibles vacances, se déroule un huis clos qui n’est pas sans rappeler « La Montagne magique » de Thomas Mann. De sympathiques joueurs d’échec se croisent. Le jeune Jeff Valdera n’a-t-il été qu’un pion sur l’échiquier Est-Ouest au temps de la guerre froide ? C’est ce que tente de lui faire croire, à l’âge adulte, une femme à la recherche de son père qui avait fui la RDA et disparu
Un roman historique à suspense, mais aussi un travail sur la « reconstruction » des souvenirs pour ce jeune homme de 16 ans qui n’avait rien vu venir.

CBPT AGRÉÉE PAR L’ÉDUCATION NATIONALE

Grâce à la mobilisation de la Bibliothèque pour Tous d’Antony et avec le soutien des enseignants de l’École La Fontaine et des parents d’élèves, l’Union nationale Culture et Bibliothèque pour Tous, association reconnue d’utilité publique, est maintenant agréée par l’Éducation nationale.
Cet agrément va permettre à chacune des bibliothèques du réseau d’intervenir en toute sérénité en primaire, au collège et au lycée pour des animations de courte ou de longue durée.

Nous allons donc poursuivre le travail avec l’école maternelle et primaire La Fontaine qui, cette année, a inscrit le prix LIVRENTÊTE au cœur de son projet d’établissement.

LÀ OÙ LES CHIENS ABOIENT PAR LA QUEUE

Comme beaucoup de familles antillaises, la famille Ezechiel a quitté la Guadeloupe pour la métropole dans les années soixante, croyant laisser la misère derrière elle. Hélas ! Antoine, la tante, Lucinde, sa sœur et Petit-Frère, le père de la narratrice, évoquent pour celle-ci leur enfance, leurs difficultés voire leurs traumatismes, et leurs espoirs plus ou moins déçus.

Ce récit fictionnel donne les codes de la société antillaise et témoigne de sa complexité dans un contexte marqué par le colonialisme et les émeutes de 1967. Sans prétention – au bon sens du terme —, plein de sensibilité, il est écrit dans une langue poétique et imagée, truffée d’expressions créoles parfaitement compréhensibles. À découvrir sans tarder.

LA PAPETERIE TSUBAKI

À la mort de sa grand-mère, Hatoko, vingt-cinq ans, hérite de la papeterie de celle qui l’a élevée comme sa fille. Elle reprend non seulement le commerce mais également le rôle d’écrivain public auquel sa grand-mère l’a initiée en la formant depuis toute petite à la calligraphie.
À partir de cet art exigeant, Hatoko va développer des qualités d’écoute et d’empathie avec ses clients, auxquels elle apporte consolation et douceur de vivre. Sa papeterie devient vite un lieu d’échanges et de partage, et sa vie personnelle en sera d’ transformée.

D’une écriture pleine de finesse, Ito Ogawa nous offre une lecture apaisante qui fait ressortir la profonde humanité qui sommeille en chacun de nous.