Tous les articles par biblio

NOVEMBRE 2019

 

ROMANS ou RECITS

COE Jonathan                        Le coeur de l’Angleterre

DUBOIS Jean-Paul                Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon

DAYME Pierre                       El Dorado

 DALEMBERT  L.P                Mur méditerranée

 EGGERS Dave                        Le moine de Moka

 GENOVESI Fabio                  Là où l’on n’a pas pied

 GRANNEC Yannick              Les simples

 MALVALDI Marco               Le cheval des Sforza

 MODIANO Patrick                Encre sympathique

 MONTALBETTI Christine    Mon ancêtre poisson

 OLAFSDOTTIR Audur          Miss Island

 SPITZER   Sébastien               Le coeur battant du monde

 TUIL Karine                            Les choses humaines

BIOGRAPHIES

 BELLAMY Olivier            L’automne avec Brahms

 BEREST Claire                  Rien n’est noir

 FRAIN Irène                      Je te suivrai en Sibérie

 GARCIN Jérôme                Le dernier hiver du Cid

 POLICIERS ou THRILLER

 COBEN  Harlan                 Ne t’enfuis plus

 CONNELLY Michaël       Une vérité à deux visages

 ELLROY  James               La tempête qui vient

 LOVENBRUCK H            Le Loup des Cordeliers

 MUKHERJEE  Abir        L’attaque du CalcuttaDarjeeling

 PEREZ-REVERTE A.     Eva

 RUFIN  JC                      Les trois femmes du consul

 SAND Shlomo                 La mort du Khazar rouge

 

 

LES ALTRUISTES

Ce premier roman d’un jeune auteur américain de 28 ans combine la saga familiale et l’humour dans un genre qui fait penser à Philip Roth à ses débuts ou, dans le domaine cinématographique, à Woody Allen.

Les Alter — le père, la mère et leurs deux enfants — sont des universitaires juifs de la classe moyenne américaine. Le roman s’ouvre sur l’incendie de leur maison à St louis, alors qu’Ethan et Maggie sont adolescents.
Dès le second chapitre, les années ont passé. Francine, la mère, est morte, et chaque enfant fait son deuil à sa manière.

Les aller-retours entre le passé et le présent permette à l’auteur d’approfondir l’histoire de cette famille dysfonctionnelle et névrotique, et de croiser la jeunesse de ses héros. Ce procédé peut dérouter le lecteur si la lecture n’est pas continue.
Tous, à un moment de leur vie, ont fait preuve d’un certain altruisme, même si les qualifier d’altruistes est à prendre au second degré; ils sont humains, simplement….

Les avis sur cette comédie grinçante seront sûrement partagés. Pour ma part, ce premier roman m’a beaucoup amusée.

 

LA MER A L’ENVERS

 Rose, psychologue et thérapeute, et ses enfants Gabriel et Emma profitent d’une croisière qu’on leur a offert. Une nuit, entre l’Italie et la Lybie, l’immense paquebot croise la route d’un bateau de migrants et les accueille à bord. Rien ne prédestinait Rose à croiser la route de Younès mais, interpellée par la détresse de ces voyageurs, elle répond à la demande du garçon et lui offre le téléphone de son fils. C’est le début d’une relation aux conséquences imprévisibles.

Comme Younès, Rose est à la croisée des chemins. La vie parisienne ne convient plus à leur couple qui s’interroge et elle tente un nouveau départ en retournant dans une maison familiale à Clèves, au Pays Basque. Elle hésite à répondre aux appels de Younès mais finira par aller le chercher à Calais pour le ramener chez elle, le soigner et l’aider. « We can be heroes just for one day” dit la chanson. C’est en trouvant le courage de prendre le risque de l’accueil que Rose réussira sa reconstruction.

Marie Darieussecq nous offre là une comédie d’aujourd’hui, agréable à lire avec une écriture simple aux phrases courtes et percutantes. Le titre du livre joue sur les mots en opposant la mer qui rejette et la mère qui sauve. L’actualité qu’elle s’approprie nous interroge : saurions-nous être cette mère ?

 

 

 

NOUS AURONS ÉTÉ VIVANTS

Un arrêt de bus, une silhouette et le passé revient en boomerang. Comment peindre l’absence sans en connaître les causes ? Voilà sept ans que Lorette est partie en laissant Hannah au bord du gouffre. Laurence Tardieu nous décrit les affres de cette mère esseulée. Elle effleure ses sentiments, ses ressentis dans un style fluide qui rythme les non-dits, le temps qui passe et ne reviendra plus.

Dans la deuxième partie du roman, Hannah remonte le temps, celui de sa vie auprès de Lorette et de son mari. On découvre les failles d’une famille, ses secrets, ses ombres … En troisième partie, Hannah, en réconfortant son amie Lydie découvre que « toute vie humaine est en fin de compte l’accumulation des mêmes expériences de joies et de douleur ».

Le style de Laurence Tardieu, tout en douceur, dépasse la mélancolie. L’espoir renaît : Hannah a de nouveau envie de peindre, demain ce sera l’aurore.

LE CIEL PAR-DESSUS LE TOIT

 

Il était une fois un garçon que sa mère avait appelé Loup, pour la force, l’autorité … mais Loup est doux, un peu étrange même … et le voilà en prison. Il a conduit la voiture de sa mère et provoqué un carambolage sur l’autoroute. Il n’en pouvait plus, Loup, de ne pas voir sa sœur depuis dix ans, ce gâteau, ce couteau et l’absence ! Voilà pourquoi Loup a pris cette voiture, pour aller retrouver Paloma.

Loup est enfermé mais sa mère aussi est prisonnière de son histoire. Phénix s’appelait Eliette, une petite fille d’une beauté saisissante. Ses parents, sans penser à mal, l’ont adulée, parée, montrée à tous sans penser au danger. Après l’agression Eliette a mis le feu à la maison de ses parents et s’est appelée Phénix comme pour renaître de ses cendres Mais peut-on vivre en occultant son passé ?

Natacha Appanah remonte le fil du temps, celui des violences transmises en héritage et qui sont si difficiles à réparer. « Le ciel par-dessus le toit » c’est l’histoire d’une fêlure dans le cœur et le corps, d’un cercle qu’il faut briser. D’une écriture puissante et poétique l’auteure sonde l’âme de ses personnages et nous entraîne dans leurs sentiments les plus intimes.

Un roman que l’on lit d’une traite.

DE PIERRE ET D’OS

Lorsqu’une nuit la banquise se rompt, la jeune  Uqsuralik  est livrée à elle-même. Séparée de sa famille, seule avec  ses chiens, comment va t-elle survivre  dans l’espace Arctique ? Un récit d’aventure dans une nature sauvage, mais aussi un roman initiatique et un conte poétique.

Bérangère Cournut nous emmène dans le Grand Nord, au cœur de la culture Inuit, peuple de chasseurs nomades dont la culture très éloignée de la nôtre. Ils vivent dans un univers hostile, affrontant en permanence le froid, le vent, la neige. Ils n’ont que la chasse et la cueillette pour survivre.

L’auteur nous transporte dans un autre monde, monde de traditions ancestrales, de légendes mais aussi monde des esprits et du chamanisme.
Des chants inuits parsèment l’ouvrage, des photos le terminent.
Évasion garantie avec ce roman sobre, bien documenté et toujours à la lisière du fantastique.

SEPTEMBRE 2019

ROMANS

 APPANAH Nathacha – Le ciel par- desssus le toit
CHAMPAGNE Aurélie –  Zébu boy
COURNUT Bérengère – De pierre et d’os
DARRIEUSSECQ Marie – La mer à l’envers
DECK Julia – Propriété privée
DEVILLE Patrick – Amazonia
DORCHAMPS Olivier – Ceux que je suis
FERGUS Jim – Les Amazones
FOUQUE Marin – 77
HAYAT Philippe – Où bat le coeur du monde
MAS Victoria – Le bal des folles
MIZUBAYASAHI Akira – Âme brisée
MORRISON Toni – Beloved
NOTHOMB Amélie – Soif
PHILLIPS Julia – Dégels
PRUDHOMME Sylvain – Par les routes
RAGOUGNEAU Alexis –
Opus 77
RIDKER Andrew – Les Altruistes
TOUSSAINT Jean-Philippe – La clé USB

 ROMANS POLICIERS

NESBO Jo – Le couteau

BIOGRAPHIE

Favier Emmanuelle – Virginia

OPUS 77

Dans une église genevoise, un dernier hommage va être rendu au chef de l’Orchestre de la Suisse romande. Sa fille Ariane Claessens, pianiste renommée, va assurer la partie musicale de l’hommage. Elle choisit de jouer le premier concerto pour violon de Chostakovitch, ravivant ainsi le souvenir de son frère, absent lors de ces obsèques : David Claessens, violoniste prometteur.

Dès ce premier chapitre, on est pris par cette histoire d’une famille de musiciens : le père chef d’orchestre, la mère soprano et leurs deux enfants nourris par la musique dès leur plus jeune âge.
Opus 77, ce premier concerto pour violon de Chostakovitch, est au centre de cette histoire racontée par Ariane, histoire où se jouent les passions ambivalentes des personnages avec, au premier plan, la tumultueuse relation père-fils.

On admire le talent de l’auteur qui sait ménager le suspense, qui nous parle de personnages complexes et attachants ; on admire aussi la sensibilité avec laquelle il nous parle de la vie des musiciens de renommée internationale, et de la musique.
Point n’est besoin d’être mélomane pour aimer Opus 77, même si l’auteur l’est très certainement.

 

LA LECTURE EST UNE AFFAIRE DE DÉSIR

Comme chaque année, nous consacrons notre café littéraire de rentrée aux livres de la rentrée littéraire. Et, comme chaque année, ils sont toujours aussi nombreux : 524 romans ont été recensés.
Nous ne pourrons vous présenter qu’une infime partie de cette production mais nous espérons que nos lecteurs auront plaisir à s’y plonger. Comme dit l’éditorialiste du magazine Lire : « La lecture est une affaire de désir. »
Rejoignez-nous le LUNDI 14 OCTOBRE de 14h à 16h.

JUIN 2019

ROMANS

BELDING BROWN A. –  L’envol du moineau
BOUYSSE Franck –  Né d’aucune femme
BOYD William – L’amour est aveugle
FALVEY Patricia –  Les filles d’Ennismore
MELANDRI Francesca – Tous, sauf moi
PAPIN Line – Les os des filles
PERRIN Pierre – Le modèle oublié
SOFFICI Katarina – Un coeur vaillant

POLICIERS OU THRILLERS

COLLETTE Sandrine – Animal
ELLORY R.J. –  Le chant de l’assassin
LACKBERG Camilla – La cage dorée
MAY Peter – La petite fille qui en savait trop
RANKIN Ian  – La maison des mensonges
THILLIEZ Franck – Luca