Tous les articles par biblio

Nuit de la lecture : succès confirmé

Succès confirmé pour cette deuxième Nuit de la lecture organisée le 18 janvier, à la Maison des Associations, par la Bibliothèque pour tous, avec la participation de la compagnie La Danse des Mots.
L’interprétation des Fables de la Fontaine par le comédien Guy Chouraki a ravi autant les adultes que les nombreux enfants présents ce soir-là. Ces derniers ont ensuite été emmenés au son de la flûte du Joueur de Flûte (Grimm), qui venait de leur être conté, dans une autre salle pour écouter des histoires adaptées à leur âge.
Pendant ce temps, le public adulte a pu découvrir des extraits de textes littéraires ou humoristiques qui se sont enchaînés sur un rythme soutenu. Nous sommes ainsi passés de La Méthode à Mimile (Alphonse Boudard) à La mort du roi Tsangor (Laurent Gaudé), de Roméo et Juliette version Boloss (Pimpant et Leclerc) à La Papeterie Tsubaki (Ito Ogawa), du Sous-préfet au champ (Alphonse Daudet) à L’attaque du Calcutta-Darjeeling (Mukherjee)
Sans oublier l’hommage rendu à la lecture en ouverture de la soirée par Anne Sylvestre (Coquelicot ), et celui rendu à l’écriture par Stephen King (Ecriture – Mémoire d’un métier) en clôture.

Cette année, notre appel au public a été entendu puisque trois lecteurs se sont proposés pour lire, eux aussi, des textes de leurs auteurs préférés : Aristide Bruant (Sur la route), Lucien Boyer (Ballade des places de Paris), Georges Forest (La négresse blonde et Le géranium ovipare) et Alphonse Daudet (La chèvre de M. Seguin).

Souhaitons que vous soyez encore plus nombreux l’année prochaine à assister et à participer à notre Nuit de la lecture.

JANVIER 2020

ROMANS ou RECITS

ABBEY Edward – Le gang de la clé à molette
ECHENOZ Jean – Vie de Gérard Ful
De CAUNES Blandine – La mère mort
De CORTANZE Gérard – Moi, Tina Modotti, heureuse..
HUMBERT Fabrice – Le monde n’existe pa
LAURENT Caroline – Rivage de la colèr
LEMAITRE Pierre – Miroir de nos peine
O’CONNOR Joseph – Le bal des ombr
REZA Yasmina – Anne-Marie La Beaut
SPRINGORA Vanessa – Le consentement

 POLICIERS ou THRILLERS

ADLER-OLSEN  Jussi – Victime 2117
INDRIDASON Arnaldur – Les roses de la nuit

NUIT DE LA LECTURE

Cette année encore, la Bibliothèque pour Tous participera à cet événement
organisé par le ministère de la Culture. Nous invitons tous ceux qui auraient envie de s’associer à nos lectures à haute voix à nous contacter avant le 18 janvier 2020.
Au programme :
— lecture de textes courts, humoristiques ou littéraires,
pour enfants et adultes ;
— représentation théâtrale des Fables de La Fontaine par
la Compagnie La Danse des mots.

LA SÉLECTION DU PRIX DES LECTEURS

Les livres sélectionnés pour le Prix des Lecteurs de la ville ont été présentés à la médiathèque Anne Fontaine le 30 novembre 2019 et à la Bibliothèque pour Tous le 4 décembre.
Ces présentations seront suivies d’une discussion gourmande le samedi 28 mars 2020 à 10h 30 à Anne Fontaine, et la remise du prix aura lieu le samedi 16 mai 2020 à 10h 30 (médiathèque Anne Fontaine).

Voici la liste des 10 romans (dont 2 policiers) sélectionnés :

APPANAH Natacha – Le ciel par-dessus le toit.
BINET Laurent – Civilizations
BOUYSSE Franck – Né d’aucune femme
COE Jonathan – Le coeur de l’Angleterre
KELLEY William Melvin – Un autre tambour
MUKHERJEE ABIR – L’attaque du Calcutta Darjeeling
PAPIN Line – Les os des filles
PONTHUS Joseph – À la ligne
RAGOUGNEAU Alexis – Opus 77
SAND Shlomo – La mort du Khazar rouge.

NOVEMBRE 2019

 

ROMANS ou RECITS

COE Jonathan – Le coeur de l’Angleterre
DUBOIS Jean-Paul – Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon
DAYME Pierre – El Dorado
DALEMBERT  Louis-Philippe – Mur méditerranée
EGGERS Dave – Le moine de Moka
GENOVESI Fabio – Là où l’on n’a pas pied
GRANNEC Yannick – Les simples
MALVALDI Marco – Le cheval des Sforza
MODIANO Patrick – Encre sympathique
MONTALBETTI Christine – Mon ancêtre poisson
OLAFSDOTTIR Audur – Miss Island
SPITZER   Sébastien – Le coeur battant du monde
TUIL Karine – Les choses humaines

BIOGRAPHIES

 BELLAMY Olivier – L’automne avec Brahms
BEREST Claire – Rien n’est noir
FRAIN Irène – Je te suivrai en Sibérie
GARCIN Jérôme – Le dernier hiver du Cid

 POLICIERS ou THRILLER

 COBEN  Harlan – Ne t’enfuis plu
CONNELLY Michaël – Une vérité à deux visages
ELLROY  James – La tempête qui vient
LOVENBRUCK Henri – Le Loup des Cordeliers
MUKHERJEE  Abir – L’attaque du Calcutta-Darjeeling
PEREZ-REVERTE A.rturo – Eva
RUFIN  Jean-Claude – Les trois femmes du consul
SAND Shlomo – La mort du Khazar rouge

 

 

LES ALTRUISTES

Ce premier roman d’un jeune auteur américain de 28 ans combine la saga familiale et l’humour dans un genre qui fait penser à Philip Roth à ses débuts ou, dans le domaine cinématographique, à Woody Allen.

Les Alter — le père, la mère et leurs deux enfants — sont des universitaires juifs de la classe moyenne américaine. Le roman s’ouvre sur l’incendie de leur maison à St louis, alors qu’Ethan et Maggie sont adolescents.
Dès le second chapitre, les années ont passé. Francine, la mère, est morte, et chaque enfant fait son deuil à sa manière.

Les aller-retours entre le passé et le présent permette à l’auteur d’approfondir l’histoire de cette famille dysfonctionnelle et névrotique, et de croiser la jeunesse de ses héros. Ce procédé peut dérouter le lecteur si la lecture n’est pas continue.
Tous, à un moment de leur vie, ont fait preuve d’un certain altruisme, même si les qualifier d’altruistes est à prendre au second degré; ils sont humains, simplement….

Les avis sur cette comédie grinçante seront sûrement partagés. Pour ma part, ce premier roman m’a beaucoup amusée.

 

LA MER A L’ENVERS

 Rose, psychologue et thérapeute, et ses enfants Gabriel et Emma profitent d’une croisière qu’on leur a offert. Une nuit, entre l’Italie et la Lybie, l’immense paquebot croise la route d’un bateau de migrants et les accueille à bord. Rien ne prédestinait Rose à croiser la route de Younès mais, interpellée par la détresse de ces voyageurs, elle répond à la demande du garçon et lui offre le téléphone de son fils. C’est le début d’une relation aux conséquences imprévisibles.

Comme Younès, Rose est à la croisée des chemins. La vie parisienne ne convient plus à leur couple qui s’interroge et elle tente un nouveau départ en retournant dans une maison familiale à Clèves, au Pays Basque. Elle hésite à répondre aux appels de Younès mais finira par aller le chercher à Calais pour le ramener chez elle, le soigner et l’aider. « We can be heroes just for one day” dit la chanson. C’est en trouvant le courage de prendre le risque de l’accueil que Rose réussira sa reconstruction.

Marie Darieussecq nous offre là une comédie d’aujourd’hui, agréable à lire avec une écriture simple aux phrases courtes et percutantes. Le titre du livre joue sur les mots en opposant la mer qui rejette et la mère qui sauve. L’actualité qu’elle s’approprie nous interroge : saurions-nous être cette mère ?

 

 

 

NOUS AURONS ÉTÉ VIVANTS

Un arrêt de bus, une silhouette et le passé revient en boomerang. Comment peindre l’absence sans en connaître les causes ? Voilà sept ans que Lorette est partie en laissant Hannah au bord du gouffre. Laurence Tardieu nous décrit les affres de cette mère esseulée. Elle effleure ses sentiments, ses ressentis dans un style fluide qui rythme les non-dits, le temps qui passe et ne reviendra plus.

Dans la deuxième partie du roman, Hannah remonte le temps, celui de sa vie auprès de Lorette et de son mari. On découvre les failles d’une famille, ses secrets, ses ombres … En troisième partie, Hannah, en réconfortant son amie Lydie découvre que « toute vie humaine est en fin de compte l’accumulation des mêmes expériences de joies et de douleur ».

Le style de Laurence Tardieu, tout en douceur, dépasse la mélancolie. L’espoir renaît : Hannah a de nouveau envie de peindre, demain ce sera l’aurore.

LE CIEL PAR-DESSUS LE TOIT

 

Il était une fois un garçon que sa mère avait appelé Loup, pour la force, l’autorité … mais Loup est doux, un peu étrange même … et le voilà en prison. Il a conduit la voiture de sa mère et provoqué un carambolage sur l’autoroute. Il n’en pouvait plus, Loup, de ne pas voir sa sœur depuis dix ans, ce gâteau, ce couteau et l’absence ! Voilà pourquoi Loup a pris cette voiture, pour aller retrouver Paloma.

Loup est enfermé mais sa mère aussi est prisonnière de son histoire. Phénix s’appelait Eliette, une petite fille d’une beauté saisissante. Ses parents, sans penser à mal, l’ont adulée, parée, montrée à tous sans penser au danger. Après l’agression Eliette a mis le feu à la maison de ses parents et s’est appelée Phénix comme pour renaître de ses cendres Mais peut-on vivre en occultant son passé ?

Natacha Appanah remonte le fil du temps, celui des violences transmises en héritage et qui sont si difficiles à réparer. « Le ciel par-dessus le toit » c’est l’histoire d’une fêlure dans le cœur et le corps, d’un cercle qu’il faut briser. D’une écriture puissante et poétique l’auteure sonde l’âme de ses personnages et nous entraîne dans leurs sentiments les plus intimes.

Un roman que l’on lit d’une traite.

DE PIERRE ET D’OS

Lorsqu’une nuit la banquise se rompt, la jeune  Uqsuralik  est livrée à elle-même. Séparée de sa famille, seule avec  ses chiens, comment va t-elle survivre  dans l’espace Arctique ? Un récit d’aventure dans une nature sauvage, mais aussi un roman initiatique et un conte poétique.

Bérangère Cournut nous emmène dans le Grand Nord, au cœur de la culture Inuit, peuple de chasseurs nomades dont la culture très éloignée de la nôtre. Ils vivent dans un univers hostile, affrontant en permanence le froid, le vent, la neige. Ils n’ont que la chasse et la cueillette pour survivre.

L’auteur nous transporte dans un autre monde, monde de traditions ancestrales, de légendes mais aussi monde des esprits et du chamanisme.
Des chants inuits parsèment l’ouvrage, des photos le terminent.
Évasion garantie avec ce roman sobre, bien documenté et toujours à la lisière du fantastique.